Ego

L’égo est comme un son qui se retentit en vous-même, un écho. L’égo est vous face à vous et parfois il sème le trouble, il sème la discorde, il est remplit de doute et d’incertitude. L’égo est-il l’ennemi du couple ?

Un sujet que je savais important, dont je devais tout d’abord aborder en poésie…

Lisez cette fin :

« … Est-ce vraiment moi qui prends cette plume fragile,

Déversant sur vous cette cascade de mots ?

Qui pensez-vous lire dans mes délires futiles ?

C’est un autre moi-même ; un Alter ego ! »

Ego ! Es-tu là ?

Il est parfois sournois, nephoto de corinne vagner danbo et son nouvel ami se fit pas entendre, il est discret, et parfois muet… Mais, il est là, présent, attentif !! Même si l’amour est ce qui fait tourner le monde, l’ego est reconnu pour avoir le dessus sur l’amour, pour mettre l’amour de côté et de prendre sa place. L’ego perçoit le besoin. L’ego veut triompher et vous laisser perdant. Le monde perd quand l’ego fait ses manigances. L’ego fait beaucoup de tapage.

L’égo est un reflet de vous-même, le vous qui ne veut pas être, il n’est pas amoureux, il déteste sa manière d’être, il déteste ses parents, sa vie, son passé, ses blagues… – Ne faudrait-il pas poursuivre ; L’ego en soi n’a pas d’orgueil. Il ne connaît ni la honte, ni l’embarras. L’ego est passablement certain que vous allez lui revenir. L’ego est un revendeur de drogue au coin de la rue. L’ego vous accorde un petit triomphe puis vous retire sa fausse joie et vous laisse en état de manque…

Avec une telle annonce, l’égo est toujours là et c’est ainsi que vous devez… (Pas maintenant)

 

L’égo et l’amour ?

La peur et l’Ego sont intimement liés. Le lien entre les deux est tel que lorsque l’Ego perd le contrôle ou s’emballe, 90% de ses activités sont uniquement basées sur la peur. Ce qui ne veut pas dire qu’à chaque fois que nous avons peur c’est notre Ego qui parle. Si nos vies sont en danger, nous ressentons la peur comme une réponse naturellecoeur de christophe

La question que vous vous posez: Est-ce que l’amour fait peur ? Je vous répondrais, « Non » être en couple « oui », s’engager « parfois »… Voyez-vous certaine personne semble être heureuse et au moment de l’engagement, plus personne… Les moyens vous abandonnent… La peur de reproduire ce que vous avez vécu en tant qu’enfant ou dans votre vie relationnelle.

Une paralysie ?

On peut le croire, que l’égo est responsable de cela : L’Ego qui est réellement à l’œuvre va pratiquement paralyser une personne pour l’empêcher de faire quelque chose en lui insufflant continuellement des sentiments de peur tels que : « Si je fais ceci, que vont penser les autres? », « Si je fais cela et que personne n’apprécie? », « Si je deviens prospère au point que quelqu’un veuille me nuire? », « Les gens m’apprécieront pour mon argent », « Si je travaille sur mon Ascension spirituelle, je vais perdre mon identité », « Je vais cesser de ressentir les choses profondément », « Je ne vais plus être sensible à la sexualité », « Je vais perdre ma joie de vivre »…

L’amour ?

C’est compromis, vous ne croyez pas ? – Si la personne ressent constamment le besoin d’avoir raison et de donner tort aux autres, alors on est certain que c’est l’Ego qui parle. Souvent, quand la personne va exposer ses valeurs, elle les verra comme des « vérités universelles », quelque chose que tout le monde devrait accepter comme la « vérité ».

Un couple, c’est deux : Il se peut que vous ayez tord donc il est important de ne pas rester sur cette voie…

L’Ego est toujours victime. Une personne soumise à l’Ego aura toujours quelque chose ou quelqu’un à blâmer pour sa tristesse, sa détresse, sa souffrance ou les circonstances, qui ne sont jamais favorables. – Si votre parent est ainsi, coupez rapidement le cordon car son égo aura une certaine résonnance en vous…

Que dit Khalel GIBRAN : « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous… »

L’égo et le Tao ?

La liberté de devenir Soi, Par Soi, Pour Soi, En Soi … Est-ce que c’est un égo démesuré ? Ne confondez pas celui qui connait son Soi, il n’a nul Besoin de se regarder dans le miroir, il se connait donc l’égo n’a nulle emprise sur lui… Il n’est pas égoïsme le fait qu’il puisse mettre son Soi en avant, c’est une affirmation de son être, de ce qu’il est et ce qu’il veut être… Tout en sachant ce qu’il ne peut pas… L’égo, lui est un reflet de lui-même, se berce d’illusion, entre l’envie de l’autre et de le copier, il est avare, il est ringard…

mes filles et 40 ans de Christel 018L’égo et son histoire ?

Si l’on écoute la définition « normale », ego signifie juste conscience de soi. Votre ego est simplement la conscience de votre individualité. JE m’appelle un tel, JE suis de telle origine, J’aime faire la cuisine… quand nous parlons avec un « JE » ou avec un « MOI » c’est simplement votre conscience de vous-même qui s’exprime. Jusque-là, ce n’est absolument ni négatif ni positif, l’ego est tout simplement NEUTRE.

Et pourtant ?

Le dosage entre vous et votre harmonie = Prise de conscience, savoir qui vous êtes et ce que vous voulez peut être un atout. Sinon, votre « Je » prendrai toute la place… Et vous confondrez certains sujets…

L’égo est-il un ami qui nous veut du bien !! ?

L’égo par ses fonctionnements veut nous protéger, il réagit aux stimuli extérieurs et fait avec ce qu’il a enregistré de toutes nos sommes d’expériences par le passé…

Quant à elle, la conscience évolue plus vite que votre mental et cet écart qui se creuse donne l’impression parfois de ne plus se reconnaître, à travers ce que vous ressentez et les réactions désuètes, dépassées ou inappropriées lorsque vous réagissez sous le coup des émotions…

Alors…Il serait plus juste, que vous  traitiez avec patience et tolérance, beaucoup de douceur. Que vous traitiez votre personnalité, avec tout l’amour qu’il est possible de vous donner et que vous rééduquiez, chaque jour, de jour en jour, tout en étant vigilant sur vos réactions.

 

Photos : Merci à Corinne Vagner et Christophe Le Bihan …

 

Compréhension

L’empathie est un leurre

bateau zenDifficile de commencer un titre ainsi, n’est-ce pas ? Il est temps selon moi de s’attaquer à un mythe. Quand vous regardez un journaliste qui interroge un député, il lui demande souvent de se mettre à la place de … 

L’empathie est prônée par de nombreux spécialistes de l’aide et de la communication. Pourtant, dans le même temps, ces mêmes professionnels de la communication invitent souvent à trouver la bonne distance, à ne pas trop s’impliquer, à ne pas mettre d’affectivité.

Ceci nous donne un ensemble d’informations ambiguës car contradictoires: « Se mettre à la place de l’autre génère forcément de l’affectivité ! Garder ses distances conduit forcément à ne pas comprendre l’autre. »

Cela produit des discours maladroits où l’on entend qu’il faut comprendre, écouter, humaniser (car on sent bien qu’il est urgent de progresser sur ce point) mais en même temps qu’il faut ne pas trop s’investir et garder ses distances (car il faut aussi prendre soin de soi, éviter le stress, l’attachement)

Tout cela est un peu vrai.. Et aussi, en même temps, très faux. Il s’agit de concepts mal précisés. Même de nombreux professionnels s’y embrouillent. Ils en ont certainement l’intuition mais cela reste confus et les ballotte dans une oscillation entre trop et trop peu » Indique un spécialiste

Pour vraiment comprendre l’autre

L’illusion du miroir

Écouter l’autre pour se mettre à sa place (tout en restant soi-même) est un leurre. Se mettre à la place de l’autre, ne peut permettre de le comprendre.

Cela fait penser à Narcisse qui, voyant son image se refléter dans la fontaine, croit voir une autre personne et en tombe amoureux. Puis, dans sa stupéfaction il en oublie même de boire et meurt de soif devant sa fontaine. Il fut alors transformé en la fleur « Narcisse » dont l’étymologie nous ramène au grec narké qui a donné narcose. La fleur était reconnue comme pouvant endormir même les divinités (Dictionnaire Larousse de la mythologie grecque et romaine de Joël Schmidt)

Celui qui s’adonne à l’empathie ne fait que du narcissisme relationnel. Croyant accéder à une compréhension de l’autre, il ne voit que lui-même… et encore! Il ne voit qu’une image erronée de lui-même. En effet, si plus tard il vit une situation équivalente à celle de son interlocuteur d’aujourd’hui, il vivra une expérience très différente de ce qu’il avait imaginé.

Plutôt s’ouvrir sans se mettre à la placeHuman head silhouette with focus on the brain

Se mettre à la place de l’autre est un « jeu » compliqué et dangereux. L’autre s’y sent incompris (ça peut même le rendre agressif… ou déprimé!). Quant à nous, nous croyons l’avoir compris et nous ne saisissons que de l’illusion… ce qui en découlera sera donc inadapté. En plus nous nous chargeons d’un poids qui ne nous appartient pas en tentant de « ressentir » ce que vit l’autre.

Nous pouvons faire beaucoup mieux en nous ouvrant simplement à notre interlocuteur.

Plutôt que de nous mettre à sa place, nous pouvons mettre du soin à l’entendre exprimer ce qu’il ressent, pense, ou vit à la place où il est. En laissant notre imaginaire et nos hypothèses de côté, nous pourrons mieux le comprendre. (Thierry TOURNEBISE)

Que dit : « Confucius » : Etre capable de méditer ses faiblesses pour s’efforcer courageusement de les corriger, tel est le courage véritable que recommandent Confucius et ses émules. Mettre son oreille à l’unisson, c’est entrer en résonance avec le monde et tous les humains qui le peuplent: c’est la compréhension et la tolérance parfaite.

Comprendre est un art, il implique une neutralité et une écoute sans jugement. En cela, engage  deux phases d’approche. Posez-vous cette simple question : « Êtes-vous en phase avec vous-même ? » Si « oui » gardez cette attitude de neutralité et essayer après une reformulation, de répondre en soumettant minimum deux approches afin de laisser la personne maître de son choix. Si « non » il ne faut pas hésiter à le dire et reporter l’échange.

Si vous souhaitez me rencontrer pour échanger sur ce domaine, n’hésitez pas.