Le Tao

Le Tao, qu’est-ce-que c’est ?

Le Tao n’est pas une religion, c’est une série de pensées et pratiques spirituelles sans lieu de culte, sans vénération à un maître, sans statues devant lesquelles il faut se prosterner, sans cérémonie, sans intermédiaires appelés entités, anges, etc...

le Tao est la voie de la vie, le but d’aider et d’accompagner l’humain à vivre le plus longtemps possible en équilibre et en santé (longévité), à progresser spirituellement (illumination) en transformant la matière en lumière.

CE NOM NE RISQUE-T-IL PAS DE FAIRE UN PEU « SECTE » ?

S’il faut affronter ce monstre chaque fois qu’on parle de spiritualité sans se réclamer d’une religion établie, embrassons-le plutôt, dansons même avec lui ! Qu’est-ce qu’une secte de nos jours ? Un groupe d’individus cultivant la fermeture sur lui-même, où l’enseignement vient d’en haut, tout  le monde adoptant les mêmes idées, langage et comportement (un embrigadement parfois accompagné de contraintes et de manipulations à visées financières, affectives ou sexuelles). Le Tao vise très exactement l’inverse : libérer l’individu des contraintes pour qu’il s’épanouisse et ouvre ses propres voies de connaissance.

La version du Tao, selon Lao Tseu

« Il y avait quelque chose d’indéterminé avant la naissance de l’univers. Ce quelque chose est muet et vide. Il est indépendant et inaltérable. Il circule partout sans se lasser jamais.

Ne connaissant pas son nom, je le dénomme « Tao » Lao Tseu.

Les enseignements du Tao ont commencés avec le grand maître Lao Tseu qui a vécu il y a environ 2500 ans en Chine.

Lao-Tseu demanda à Confucius, « as-tu atteint le Tao? » Confucius lui répondit, «  je suis à sa recherche depuis 27 années. Je ne l’ai pas encore atteint. »

Lao Tseu lui dit « Si le Tao était quelque chose de tangible qui puisse être offert à autrui, les gens lutteraient pour le dédier au roi. Si le Tao pouvait être offert à autrui, les gens voudraient l’offrir aux membres de leur parenté. Si le Tao pouvait être clairement exprimé, tout le monde le dirait à ses frères. Si le Tao pouvait être enseigné à autrui, les gens se démèneraient pour l’apprendre à leurs enfants. Toutes les possibilités mentionnées ci-dessus sont impossibles. La raison en est simple. Quand une personne n’a pas une compréhension juste du Tao, le Tao ne s’ouvrira pas à son coeur. »

L’histoire d’un pécheur sur la Persévérance : Le Tao en histoire

« Si le pêcheur n’a pas réparé correctement ses filets, sa sortie en mer est inutile. La préparation est la part essentielle de son travail. C’est seulement lorsque ses filets intacts et son bateau réparé que toutes les conditions sont réunies pour que la pêche ne soit plus qu’une simple formalité. Alors le poisson tombe dans ses mains comme s’il était guidé par des voies invicibles.

Quand il semble que rien d’encourageant ne nous arrive, il est important de se rappeler une telle persévérance. Un travail peut-être fastidieux, l’entretien d’une maison peut être routinier et nos buts peuvent nous paraître éloignés.

Mais nous devons néanmoins nous préparer et persévérer. Nous ferons alors une avancée sérieuse vers nos objectifs et raffermirons notre foi pour affronter les périodes dures et menaçantes.

Savourer le fruit de la persévérance demande maturité et expérience. Il nous faut cultiver la patience, planifier et calculer.

Nous amassons nos ressources même lorsque les circonstances nous sont défavorables. Nous ne négligeons rien de ce que nous avons mis en route. Si nous prenons constamment soin de nos projets dans les moments difficiles comme dans les moments agréables, ils aboutiront finalement, avec la même inéluctabilité que celle des poissons pris dans le filet. »

Un état d’être :

Être soi, juste soi, être bien, se sentir bien, être dans l’écoute et entendre les moindres mots (maux), être en harmonie, sans fausse note

Un état d’être, juste être et se sentir au sommet de l’être. Être soi-même nous est donc présenté comme un impératif au sens propre, c’est-à-dire une injonction morale, un devoir et pour tout dire le premier de tous nos devoirs : ne vous souciez pas du qu’en-dira-t-on, ne vous laissez pas déterminer par la pression sociale, les normes, les règles, les habitudes ; affirmez votre propre personnalité à la face du monde, vous l’enrichirez d’autant et ne vous porterez que mieux.

Être Soi, … Tout simplement

Être bien dans son corps, se sentir à la place de l’autre en se recentrant sur soi-même*. (*) Vous devez comprendre que nous avons été bassinés avec l’empathie (se mettre à la place de l’autre) et pourtant pour être compréhensif, il faut être tout simplement centré sur Soi. Être à l’écoute tout en restant neutre, pas de jugement…

L’hypocrisie est le premier de tous les vices, la sincérité la plus grande des vertus : soyez-vous même et acceptez l’autre tel qu’il est. Si tous se conformaient à cette double exigence, l’humanité serait enfin en paix et surtout satisfaite d’elle-même, ce qui est manifestement la clef du bonheur, si tant est que le remords, la honte et la mauvaise conscience ne se sont jamais signifiés comme les meilleurs moyens pour l’homme d’être heureux.