L’art du Coach Tao

  •  Le « Moi »

Ce « moi » que nous croyons être est donc conditionné, un personnage fictif ; fabriqué en réaction aux contraintes de nos premiers environnements. La caractéristique principale de ce personnage auquel nous sommes identifiés est d’être définie. Nous sommes capable d’en donner une description, car il est dans une large mesure identique à lui-même : il y a un noyau dur en nous, qui est, croyons-nous, véritablement nous, et qui n’est pas susceptible de changer mais peut évoluer.

« Je est un autre », disait Rimbaud, décrivant là ce moment étrange où il laisse passer à travers lui des choses qui n’appartiennent pas à la définition de lui-même. Inspiration: parce qu’il a su lâcher le savoir de lui-même, et jusqu’à la notion de son identité, il laisse s’exprimer la spontanéité créatrice de son être profond. Alors, il se découvre autre que ce qu’il croyait être. Il fait connaissance avec lui-même. La connaissance de soi, c’est ne plus rien savoir sur soi, et soudain se laisser surprendre par soi-même. Être soi, par soi, pour soi…

  •  Un état d’être

Être soi, juste soi, être bien, se sentir bien, être dans l’écoute et entendre les moindres mots (maux), être en harmonie, sans fausse note…

Un état d’être, juste être et se sentir au sommet de l’être. Être soi-même nous est donc présenté comme un impératif au sens propre, c’est-à-dire une injonction morale, un devoir et pour tout dire le premier de tous nos devoirs : ne vous souciez pas du qu’en-dira-t-on, ne vous laissez pas déterminer par la pression sociale, les normes, les règles, les habitudes ; affirmez votre propre personnalité à la face du monde, vous l’enrichirez d’autant et ne vous porterez que mieux.

  • Être Soi, … Tout simplement

Être bien dans son corps, se sentir à la place de l’autre en se recentrant sur soi-même*. (*) Vous devez comprendre que nous avons été bassinés avec l’empathie (se mettre à la place de l’autre) et pourtant pour être compréhensif, il faut être tout simplement centré sur Soi. Être à l’écoute tout en restant neutre, pas de jugement…

L’hypocrisie est le premier de tous les vices, la sincérité la plus grande des vertus : soyez-vous même et acceptez l’autre tel qu’il est. Si tous se conformaient à cette double exigence, l’humanité serait enfin en paix et surtout satisfaite d’elle-même, ce qui est manifestement la clef du bonheur, si tant est que le remords, la honte et la mauvaise conscience ne se sont jamais signifiés comme les meilleurs moyens pour l’homme d’être heureux.

  • Le coaching Tao : Une approche différente

Cette philosophie est un truc pour sentir de façon relative. Et nous en devenons tous victimes (car intéressés), peu sont experts.

La différence avec le coaching :

Penser : c’est s’éloigner, s’égarer. Quand vous pensez à propos de quelque chose, aussitôt vous vous éloignez. « Je suis ici, vous pouvez être avec moi – mais si vous vous mettez à penser à mon propos, vous entreprenez un voyage qui n’en finira pas et plus vous y penserez, plus vous vous éloignerez »

Penser est une façon de fuir la réalité ; cela vous donne une direction intérieure, cela crée un chemin dans votre mental et vous le suivez. Un coach qui possède cette approche « Taoïste » n’est jamais ici et maintenant, il n’est jamais dans le présent (il s’en sert en prenant source du passé) il est toujours ailleurs. Un méditant (coach de vie) est toujours ici et maintenant, il n’est nulle part ailleurs – c’est pourquoi la pensée est la seule barrière à la méditation.

– Une personne vous apporte une rose et aussitôt, vous vous mettez à penser. Le mental dit « Magnifique, je n’ai jamais vu une belle rose » ou bien « J’ai vu quelques roses aussi belle que celle-là »…

 

Un coach (avec une approche Taoïste) pense à la rose telle un présent pour vous, un coach de vie sent la rose et si vous devez choisir, choisissez toujours selon vous.

  • La racine : Qui êtes-vous ?

La nature de la conscience est simplement d’être un miroir. – Le reflet de vous-même, posez-vous cette simple question : Qui suis-je ?

Le miroir n’a pas de choix qui lui soit propre ; il reflète tout ce qui se présente devant lui – bon ou mauvais, laid ou beau – tout. Le miroir n’a pas de préférence, il ne juge pas, il ne condamne pas. La nature de la conscience, à la source, est pareille à un miroir. – Le Coaching Tao apprend à être ainsi, égal à vous-même.

Quand la conscience est divisée, quand elle n’est plus un miroir, elle devient le mental. Le mental est un miroir brisé. A la racine, le mental est conscience. Si vous cessez de faire des discriminations, des jugements, de l’empathie, si vous cessez de créer la division, la dualité – de choisir ceci contre cela, d’aimer ceci, de détester celaSi vous quittez ces divisions, le mental redevient un miroir, une pure conscience.

Le Module qui fait référence à cette méthode est disponible.

 

Inspiration: OSHO, LAO TSEU, Tao Te King

Syntheses: Eddy R Coach Tao