le conflit

Le Conflit

Qui a « aimé » se retrouver dans une situation conflictuelle ? Ne cherchez pas, il y aura peu de monde qui vous répondrons avec enthousiasme… Moi !!

Le conflit, ce mot qui nous fait fuir, qui nous fait peur et pourtant ?

Définition : Conflit « Rencontre d’éléments, de sentiments contraires, qui s’opposent. »

Cairn info : « Vivre ensemble implique une part inévitable de conflit car celui-ci fait partie des formes « normales » de la relation à l’autre au même titre que la bonne entente, la coopération ou l’évitement. Beaucoup de facteurs y concourent : la divergence d’intérêts, de points de vue ou d’opinions ; la défense identitaire, territoriale ou éthique ; le désir de pouvoir, ou de possession… Cependant, tout en étant normal et même utile, on a souvent tendance à le fuir car le conflit fait peur » Il génère des affects négatifs : anxiété, colère, violence, peur du rejet ou de la rupture… L’agressivité ressentie est projetée sur autrui et l’on se sent menacé ; on redoute des blessures, pour soi comme pour les autres... Alors, face à ce sentiment de danger et aux émotions pénibles qui l’accompagnent, beaucoup réagissent en taisant leurs griefs pour tenter d’éviter l’affrontement. » 

Eviter l’affrontement ?! Peut être considéré comme être dans l’évitement. L’argumentation ou par peur de se remettre en question… Terrible comme sensation.

Photo de Corinne VAGNER MARIN

La démocratie est faite de conflit : Le conflit peut jouer un rôle positif. C’est souvent l’occasion d’aborder ce qui pèse sur la relation, d’éliminer les sources de discorde, de redéfinir les bases d’une nouvelle harmonie. Dans ce sens, il peut favoriser la régulation, l’évolution et l’ajustement des rapports entre les protagonistes. Pour arriver à cela, il faut tout simplement respecter l’autre.

Quelle est la bonne école ?

Plusieurs spécialistes parlent de règles.

La règle des 3 du conflit :

  1. Besoin de justice / Sans cela vous aurez un sentiment de colère
  2. Sentiment d’impuissance/ Vous faîtes le nécessaire pour l’autre et il vous traite mal/ colère
  3. Valeurs Humaines / Quand votre dignité Humaine qui se trouve touché – Cela amène à un refus souvent : Incompréhension totale.

Je rappelle que la compréhension est la Base solide du couple ou de toute relation, sans compréhension vous ne pourrez pas continuer. Dans le couple, lorsque des dissonances arrivent, ne fais pas de reproche à l’autre. Exprime simplement tes besoins, il ne peut pas les deviner. ~ Laurence Maron

Que dit le quotidien : L’ALSACE « Comment y voir clair ? Il existe les positions extrêmes de la violence psychologique, comme celle du manipulateur (qui se fait souvent passer pour la victime), l’apparence ou le pervers « qui va se taire pour se venger », comme indique le titre d’un ouvrage (1) du psychanalyste Gérard Bonnet. Mais avant d’en arriver là, il existe heureusement des nuances. Pour les repérer, il faut se placer du côté des limites à ne pas franchir dans le conflit.

Le stade de l’acceptable est dépassé quand l’alchimie amoureuse, les sentiments de confiance et de sécurité commencent à se dissoudre. Le manque de respect, souvent à l’origine de conflits plus intenses, peut prendre deux formes. La première : celle de la négligence passive. Dans l’autre, celle d’une agression qui vient souvent faire émerger des conflits (avec soi-même et/ou avec l’autre) non réglés. D’où la multitude des points de tension en cas de non-dit. Se sentir abandonner est un point d’affrontement car cela met dans une position de victime ce qui n’est pas souvent le cas.

Dans un conflit de couple, il est déconseillé de couper la parole l’être aimé. L’interruption est quelque chose qui génère une tension supplémentaire, parce qu’elle irrite et stimule notre désir de nous imposer. ~ Anonyme

 « Le monde n’étant que le conflit des intérêts et des passions, celui qui devient contemplatif en ce monde n’a plus rien de commun avec ces batailles d’appétits agités. »
Citation de Henri-Frédéric AMIEL

Les questions ?

Que reprochez-vous à votre relation ? Quelles sont les critiques les plus fréquentes que vous adressez à votre partenaire, conjoint, ami… ? Quels sont vos besoins affectifs et/ou relationnels ? Comment les exprimez-vous ? Vos reproches actuels avaient-ils cours dans vos relations affectives passées ? … Enfin ! êtes-vous tous deux investis dans la relation ?

De Lao Tseu sur « amour » est : « Accepter et pardonner, c’est se réconcilier avec soi-même, se donner de l’amour pour être en paix, et retrouver la joie de vivre, l’instant présent »

Le couple est un tango, une Salsa, une danse enivrante qui se danse à deux. Les relations qui durent sont celles dans lesquelles chacun s’investit à la même hauteur. Ce qui ne signifie pas s’investir de la même façon, tout dépend des personnalités, de la valeur des rôles dans l’intimité ou des circonstances. Doit-on prendre en compte ce qui nous arrange de l’autre ? Non, tout n’est pas un dû… Par exemple, dans une famille recomposée, si votre compagne/compagnon s’occupe de vos enfants, il/elle le fait pour lui mais surtout pour vous dépanner, de faire autre chose… Croire autrement est une erreur de jugement et repositionne la femme aux années antérieurs de son évolution, l’homme à son machisme. Certaines femmes le souhaitent de leurs vœux quand peux se positionnement hors des clous.  Dans une relation vivante et épanouissante, chacun apporte sa pierre à l’édifice. A sa façon et à son rythme, l’essentiel est que chacun ait le sentiment que l’autre fait tout ce qu’il peut pour que la relation soit plaisante.

Posez vous ces questions afin d’y voir un peu plus clair mais en ayant en tête la démarche Le conflit : génère plusieurs positions : Les 6 étapes du Conflit

Le passif et le présent = La racine – Dites-vous bien ceci :  le conflit provient forcément d’un élément antérieur.

  • Les désaccords : Souvent se base sur les objectifs, sur les valeurs, sur les manières utilisées, sur les impressions de …Sur la manière de coopérer : Divergences de points de vue : Solution : Se rappeler la raison (s’il y a une de la relation « Pourquoi sommes-nous ensemble ? – La Raison d’être « ensemble, des valeurs de l’autre, réussite passés)
  • L’interprétation : Souvent automatique et inconsciente : Elle nécessite un vrai dialogue sans être interrompu – Les 4 accords Toltèques en parle dans son livre. Venez au fait et pas d’hésitation : Vous ne savez pas lire dans la tête de l’autre. Vous devez questionner sans jugement de l’autre, parlez de vos propres désirs sans les imposer, clarifier, demander.
  • La tension : Elle est souvent une affaire personnelle donc souvent insupportable – que l’autre ne soit pas d’accord car souvent sur des interprétation – il y a souvent une forme de domination : dialogue possible avec un tiers neutre – Pour savoir à juste titre là ou vous avez pu blesser l’autre ou les deux…
  • Le Blocage : Peut prendre la forme de la non communication ou d’un éclatement. La non-communication ajoute des points négatifs et ajoute toute mauvaise interprétation de l’autre. Le problème n’est plus la situation, les désaccords initiales mais l’autre, l’autre à qui on se refuse de parler, l’autre qu’on dévalorise intérieurement ou à ses amies, amis, collègues, …Cela aggrave la situation pour tous. L’éclatement est du fait des non-dits, il vient alors l’escalade des mots, des injures, on finit par se blesser mutuellement… On veut IMPOSER sa vision, et pointer les erreurs de l’autre (oui, mais …) Un positionnement de Déni… A cet étape – il est difficile de ne pas laisser la haine se déverser… Les affectes sont trop à fleur de peau. Il faut pour cela avoir la vertu d’avoir un comportement empathique en laissant l’autre vider son sac en reformulant pour apporter une solution. Accueillir les blessures de l’autre sans répéter les attaques…
  • Résolution : L’idéal quand une solution à été trouvé… Un compromis dans le RESPECT de l’autre. La séparation des personnes en conflit – le temps et l’éloignement permet de faire redescendre les tensions

Le point du non-retour – Souvent dû aux personnes qui ne souhaite nullement se remettre en question, (le pervers narcissique, celui/celle qui est dans le déni, celui/celle qui aime être la victime, …) – Vous avez deux choix le premier – Passez à autre chose avec un risque de frustration et l’autre passez par vos pères (justice, …)

Conclusion :

Christophe LEBIHAN

Aucune relation au monde n’est parfaite. Aucune relation ne peut donner à chacun le sentiment de complétude qu’il espère. Cela signifie qu’il faut être capable de travailler soi-même à satisfaire ses besoins fondamentaux : estime de soi, sentiment de sécurité intérieure, capacité à s’affirmer. Les attentes réalistes sont accessibles, mesurables et « exprimables ». Elles concernent la qualité de l’intimité à tisser à deux : respect, communication, partage, soutien. Elles peuvent faire l’objet de discussions et de négociations, contrairement aux attentes irréalistes qui s’expriment toujours de manière détournée ou sur le mode de l’accusation.